_
C'est jamais qu'une histoire qui ne cesse de se répéter.
On se précipite, on exécute, on aide, on condamne, on absorbe, on sélectionne, on dévore, on bouffe,
on consume, on sommeille. Et parfois on aime. Quand on a le temps. Parfois seulement.
D'où le côté tragique du verbe aimer. Mais moi ces instants je les prend. J'aime. Pas toujours
comme il faut .. il paraît que je suis maladroite.
Mais j'aime.
Pas constamment d'une belle manière. Des fois blanc souillé. Des fois noir purifié. Et tant pis si je
n'ai pas les priorités là où il faut. Si je ne suis pas les décisions qu'on voudrait que j'adopte. Si je
ne fais pas comme la sphère entière. Si je déçois les personnes qui ne me saisissent pas, ou qui
ne le veulent pas. On me reproche d'être trop passionnée, qu'une fois lancée dans mon esquisse
je m'impose d'y rester logée. On me désapprouve quand je m'adonne au verbe aimer, quand je lui
attribue ma théorie, aussi particulière soit-elle. On me réprouve d'oublier ce qui m'encercle et
de négliger ceux qui m'entourent.
Mais je reste l'éternelle mélancolique, qui oublie le passé et appréhende l'avenir. Je redoute les mots simulateurs, les mensonges qu'on tente de nous faire gober. Alors j'aime au présent & je ne fais pas les choses à moitié. C'est mon principe, mon essentiel, mon obsession. Je n'ai pas peur des frissons,
des ravages et des émotions. Je les apprivoise et l'on ne fait qu'un.
Ce n'est donc jamais qu'une histoire qui ne cesse de se répeter. A chaque heure. A chaque minute. A chaque seconde. J'obéis aux cadences de la vie. Je me précipite, j'exécute et j'aide. Je condamne, j'absorbe et je dévore. Je bouffe, je consume & je sommeille.
Mais surtout j'aime & ce, jamais de la façon qui vous convienne.
Quelques une des photos des vacs à Paris :
1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 _